Couleurs pastels

J’ai entendu dire qu’il fallait savoir prendre des risques dans la vie. J’ai aussi entendu dire qu’il fallait se dépasser, aller au delà de ce que l’on connaissais, sortir de son confort habituel. Enfin les « il faut faire ceci, il faut faire cela… » Ce genre de phrases sonnent un peu comme des injonctions pour moi. Des mises au défi me freinant plus qu’autre chose et me mettant une grande pression sur les épaules. Ce n’est que très récemment que j’ai pris conscience de ma propre volonté (et non celle voulu par les autres) à prendre des risques. Et chez moi, cela passe par la détermination à renforcer ma confiance en moi. Cela passe par des petites choses au quotidien, mais aussi par de plus grands défis que je me lance. Et la photographie en fait partie.

Il y a un peu plus d’une semaine, dans cet optique de tester un peu les pourtours de mes limites, j’ai demandé à un ami faisant de la photographie de réaliser un shooting.

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avec ce shooting. J’entretiens un rapport avec mon corps et mon image assez dépareillé. Je peux me satisfaire d’une photo de moi comme me trouver horrible et ne rien vouloir montrer, cela dépend de comment je me sens dans l’instant. Je suis très exigeante avec mon image, allant dans les détails et me dégradant ou me comparant aux autres présent sur le cliché. Et surtout je ne suis pas du tout à l’aise face à un appareil photo, préférant me cacher derrière et mitraillant les autres sans jamais me laisser de place. Mon peu de confiance en moi y est pour beaucoup. A vrai dire, juste avant le shooting je n’avais pas la moindre idée de ce que je voulais montrer, où je voulais le montrer et de comment j’allais me comporter devant l’appareil.

Heureusement, mon ami Maximilien avait déjà quelque chose en tête et étant habitué aux shooting, il m’a vite mise en confiance. Nous avons longuement discuté sur ce que je voulais aborder en commençant la photo et il m’a expliqué son point de vue. Il s’est avéré que mon envie de me montrer un peu plus était bien présente. Mais tout en restant moi même. Et pour cela le confort et l’intimité de mon appartement ont fait de ce lieu le meilleur endroit pour shooter. Nous avons eu de la chance la lumière était splendide cet après-midi là. Après quelques essais où je me cherchais un peu, le cadre ambiant et mes quelques années de théâtre aidant ont vite fait de me faire oublier l’appareil photo. J’ai vite joué le jeu et me suis fait plaisir. Au final mes appréhensions se sont envolées et j’ai passé un agréable moment, un peu hors du temps où ma chambre s’est transformée en petit studio photo et où mes peluches ont faits de parfaits compagnons photographiques.

Je vous laisse voir le résultat, Maximilien a fait un superbe boulot, alliant la lumière douce et les couleurs pastels . J’ai hâte de réaliser d’autres shooting avec lui, si il le veut bien ;)


Si vous voulez aller voir son travail, sa page Instagram est par ici !

La musique qui nous a accompagné cet après-midi là est sur ma playlist du mois de mars !

Publicités

Histoires de temps

La semaine dernière, un soir de février ressemblant à un soir de mai. L’air en fond était chaud et rond, il faisait beau et doux. Je partais de chez moi pour rejoindre l’amoureux chez lui. Et ce faisant je passe toujours dans cette rue avec de jolis immeubles style art nouveau. Ce soir-là les fenêtres étaient ouvertes, je n’avais pas d’écouteurs dans les oreilles. Juste moi, la brise douce et des voix s’élevant des habitations. Quelques notes de piano jouées ici et là. Des voix plus fortes, une dispute peut-être. Puis le rire d’un enfant. Pendant ces quelques minutes j’ai eu l’impression de faire un saut dans les saisons. On n’était plus en février, ni en mai, juste un soir d’été, doux et sucré. Puis le tramway est passé dans la rue d’à côté, le vent a soufflé, le froid de février est revenu, me ramenant doucement à la réalité.

Exposition – Peindre la nuit

Profitant de la présence de mes parents à Nancy, nous avons fait un crochet à Metz pour aller voir « Peindre la nuit » exposée au Centre Pompidou depuis octobre.

Un exemple de mise en scène

« Peindre la nuit » c’est parler de la nuit à travers l’art. A travers un rendu pluridisciplinaire (on navigue entre vidéo, peintures, sons, …), le centre Pompidou nous offre une plongée dans cette ambiance nocturne comme il sait si bien le faire. Une entrée dans l’obscurité pour se diriger progressivement vers la lumière. Une lumière artificielle faisant échos aux nuits urbaines.

Piétinant gaiement dans ce cabinet de curiosité, je me suis émerveillée devant non pas des tableaux (même si il y en a beaucoup que j’ai apprécié) mais en suivant ce dédale de salle, cette mise en scène théâtrale. Essayer de capturer l’essence de ce qui fait de cette exposition un moment unique est très difficile. La mise en scène si appuyée a rendu compliqué la photographie. L’impression d’être un noctambule dérivant au gré des oeuvres et des ombres a fait son chemin. La première partie de l’exposition, plus terre à terre, plus cinématographique m’a beaucoup plu. Je me suis retrouvée, un peu comme dans une de ces déambulations nocturnes que j’aime tant, les lumières et les bruits de la ville faisant échos à ce que je vois le soir dans Nancy.

Johannes Sluijters, Nuit de pleine lune IV, 1912
Lampadaire et film projeté

La deuxième partie parle de la nuit dans son univers tout entier. Au delà de la nuit terrestre, la nuit représente aussi cette idée d’infini, de cosmos et d’univers lointain. Cette partie plus irréaliste, plus moderne m’a un peu moins touché. Mais c’est dans celle-ci que les plus beaux tableaux se trouvaient allant jusqu’à cet Augusto Giacometti, cousin du célèbre Alberto, rond, , empreinte d’un bleu profond et reflétant à merveille ce sentiment de quelque chose qui nous dépasse. Suivi d’une oeuvre plus ou moins compréhensible pour atterrir devant cette vue dégagée sur Metz, celle là même qui doit refléter, une fois le soleil couché, toute l’essence de la nuit urbaine.

Augusto Giacometti, Nuit étoilée, 1917

Peter Doig, Milky Way, 1989-90

Exposition – Peindre la nuit – Jusqu’au 15 avril 2019 au Centre Pompidou de Metz

Les films de la semaine #4






Cette semaine sur les écrans …

Je reviens cette semaine avec des films ayant pour thématique le système juridique. Films à procès, presque en huit clos, façonné pour créer du suspense. Cette ambiance feutrée et tendue, je l’aime particulièrement au cinéma, et les deux films de la semaine le prouve encore une fois.

Des hommes d’honneur réalisé par Rob Reiner sorti en 1992

On commence cette sélection avec un de ces films que j’aime voir et revoir sans me lasser. L’amoureux ne l’ayant pas vu, j’en ai profité pour un énième visionnage. Cette histoire de procès militaire où les enjeux et les aboutissant se déroulent généralement au sein du tribunal en lui-même, nous tient particulièrement en haleine. La réalisation est ultra classique, typique des années 90 avec images et musiques patriotiques à souhait. Mais plus que pour son sujet, c’est pour la maîtrise des acteurs dans le jeu de leurs personnages que l’on aime autant Des hommes d’honneur. La tension monte petit à petit, les enjeux se re dessinent, jusqu’à ce duel avocat de la défense/témoin à la barre où Tom Cruise affronte Jack Nicholson. Un échange monté à bloc, où les deux acteurs livrent une performance magistrale.

Une intime conviction d’ Antoine Raimbault sorti en 2019

Deuxième film juridique de la semaine. Cette fois-ci en France et au cinéma. J’ai amené mon papa un dimanche soir dans une salle presque vide du cinéma de quartier mais juste pour Olivier Gourmet interprétant Eric Dupond-Moretti cela en valait la peine. Le film retrace l’histoire du second procès de Jacques Viguier accusé d’être le meurtrier de son épouse disparue sans laisser de trace. Une histoire vraie donc. Au centre de ce procès qui s’est réellement déroulé, Nora, personnage fictif interprété par Marina Foïs. On la suit dans ces interminables heures d’écoutes, on échafaude des théories, on veut à tout prix savoir la vérité, en ayant cette intime conviction que Nora a depuis le début. Mais ce n’est pas cette recherche de la vérité qui est importante, mais plutôt ce droit au doute qui nous submerge et qui est magnifiquement rendu à l’écran. Le film est tenace, sous tension, sans prendre parti il offre une vision éclairée de l’affaire sans jamais tomber dans l’excès. Intéressant et captivant, on en ressort la proie au doute, sans avoir eu de véritable réponse. Un très bon film.

Playlist du mois #2

La playlist du mois est de retour, et je l’avoue, elle n’a pas pris la tournure que j’avais imaginé à la fin du mois de janvier (la faute au visionnage d’Outlander au mois de février, oups). Mais c’est ce qui fait le charme de ce genre d’article. Alors c’est parti pour un aperçut de ce que j’ai écouté en février !

Les morceaux de février

Comme je l’avais annoncé dans mon précédant article (le lien est ici, si vous voulez aller jeter un coup d’oeil), ayant assisté au concert de Steven Wilson, je suis allée piocher dans toute sa discographie pour remplir la playlist. Je me suis vite aperçut que je ne connaissais pas la moitié de ce qu’il a fait avec Blackfield, Porcupine Tree ou en solo. J’ai donc ajouté les morceaux que j’aime écouter en boucle, ceux qui m’ont énormément plu au concert et certains que j’ai découvert en fouinant un peu sur Spotify. Cet artiste est décidément plein de surprise, et ô joie de savoir que je peux encore découvrir des morceaux que je ne connaissais pas. C’est ce que vous allez trouver en première moitié de playlist. La deuxième partie est consacrée à la BO d’Outlander, composée par Bear McCreary. Comme j’adhère à 100% à l’univers, la musique m’accompagne surtout lorsque je travaille, quand j’écris des articles pour le blog ou quand je lis. Cela me permet de voyager un peu en Ecosse en compagnie de Claire et Jamie. Je reviendrais plus en détails sur la musique dans un article dédié à l’univers. J’ai sélectionné les pistes qui me transportent le plus de la saison 1 et 2 (je n’ai pas encore commencé la saison 3, ce sera sûrement pour mars), vous pouvez aller voir cela vous donnera une idée de l’ambiance. Il y a aussi quelques morceaux du dernier opus du groupe belge Balthazar disséminés ici et là. Pour écouter la playlist, voici le lien !

Un aperçut de ce qui va venir

Difficile de me projeter comme je l’avais fait en janvier. Disons que la BO d’Outlander sera forcément de la partie, même si je vais essayer de me calmer de ce côté là pour diversifier un peu tout de même. Je n’ai toujours pas vu Dragons 3 mais ce ne saurait tarder et John Powell étant toujours le compositeur de la BO, j’espère que la musique sera aussi saisissante que dans les deux premiers opus. Puis Archive a sorti un nouveau morceau qu’il faut que j’écoute à oreilles reposées. Il y a quand même de quoi faire et nous ne sommes pas à l’abri de surprise. Je vous met le lien de la nouvelle playlist ici (elle se remplira au fur et à mesure des écoutes).